•  

    "je crus comprendre que cet apatride sortant des vicissitudes de la guerre aspirait à une sécurité même inconfortable, que seule l’acquisition d’un coin de terre lui paraissait pouvoir garantir.  Nicolaï Greschny avait jeté son dévolu sur cette décrépitude sans histoire, sans route ni chemin, inaccessible autrement qu’à pied."  René Rouquier

     

     

     

      Né à Tallin, Estonie en 1912

     

      il repose de puis 1985 en sa  basilique " orthodoxe de  la Maurinié à  Marsal 81430 Tarn

     

     Nicolaï  a doté France d'un patrimoine de fresques byzantines, unique en Europe ?

     

     

     

    " Nicolaï est enterré. dans "sa" basilique " orthodoxe "., qu' il avait construit de ses mains selon les canons classiques et l'a revêtu d'icônes.( pour pouvoir se marier selon le rite byzantin) à la " Maurinie ", au bord d'un méandre du Tarn non loin d'Albi .."

     

     

     

    "Ses ancêtres furent condamnés par Ivan IV le terrible, à perpétuité au métier de peintre d'icônes pour avoir opté contre Moscou, en faveur du schisme orthodoxe,." Après des  suites d'exodes...      mai 1940... à  Orléans Nicolaï est arrêté  comme apatride ...

     

    1942  il va "renaître "à Albi ...

     

    (le plus grand regret de sa vie :" le vole de  sa collection familiale de tous les modèles de l'art byzantin, " 1940 )

     

    Il existe aujourd'hui, plus de 100 œuvres de Nicolaï Greschny en France dont 75 en Midi Pyrénées qui représentent environ10 000 mètres carrés de fresques :

    La Mauriné : Nicolas Greschny  fresquiste du XX siècle

    La Mauriné : Nicolas Greschny  fresquiste du XX siècle

    La Mauriné : Nicolas Greschny  fresquiste du XX siècle

    La Mauriné : Nicolas Greschny  fresquiste du XX siècle

     

     


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  • Albi, le parc Rochegude

    Albi, le parc Rochegude

    Albi, le parc Rochegude

    Albi, le parc Rochegude

    Albi, le parc Rochegude

    Albi, le parc Rochegude

     

    Le Parc Rochegude: Albi

     

     

     

    Un peu d'histoire :

     

     

     

    Henry de Paschal de Rochegude est né le 8 décembre 1741 à Albi  et mort à Albi  le 16 mars 1834. ( ils sont nés la même année à Albi  avec Jean François de Galaup, comte de La Pérouse  23 août 1741 - disparu en mer )

     

     Le marquis de Rochegude  lui aussi à une carrière de marin, en 1773 il entreprend sur l’Oiseau un voyage d’exploration dans les terres australes, conduit par Kerguelen . un lac du fond de la baie de l'Oiseau y portent son nom .                                                                         En 1776 il  participe à la guerre d’Indépendance des États-Unis d’Amérique.
    Il quitte la marine en 1787 avec le grade de capitaine de vaisseau. Sous la révolution il est promu vice-amiral, puis commissaire inspecteur des ports et arsenaux en 1798. Il est mis à la retraite sous l’Empire en 1801.
    La Révolution a fait de lui un homme politique et il appartient au courant de la noblesse. Il siège à l’Assemblée nationale à partir de 1790 et participe à la Convention où il vote contre la mort du roi. Député suppléant de la Sénéchaussée de Carcassonne, admis à siéger le 10 février 1790 en remplacement du marquis de Badens, démissionnaire.
    Il fut élu le 6 septembre 1792 député du Tarn à la Convention Au procès de Louis XVI , il vote pour l'appel au peuple puis en faveur de la détention et du bannissement du souverain .  Il siègea plus tard aux Cinq-Cents (1795) et, après son retour définitif à Albi fait partie des municipalités de la ville d’Albi. Il a constitué au cours de sa retraite une bibliothèque encyclopédique (treize mille volumes) et a amassé pendant ses séjours parisiens notes et transcriptions des textes des troubadours collationnés sur les meilleurs manuscrits. (oeuvre : Essai d’un glossaire occitanien pour servir l’intelligence des poésies des troubadours.)
    Sans héritier direct, il lègue ses biens, terres, maison et livres à la ville d’Albi.

     

     

     

    Le marquis  H. P. de Rochegude fut député du Tarn  jusqu'à la dissolution de la Convention ..

     

    Puis il se voua exclusivement à l'étude de la langue d'Oc et constitua une bibliothèque encyclopédique. En 1819 il publia : le Parnasse Occitanien ou" choix de poésies originales des Troubadours  et  "Essai d'un Glossaire occitanien  pour servir à l'intelligence des poésies des Troubadours"..

     

     A sa mort le 16 mars 1834 Rochegude  par testament de 10 août 1826 et ses codicilles de 1832 et 33 .IL léguait à la ville d'Albi  son Hôtel avec ses dépendances, sa riche bibliothèque et un capital de 59 057,92 francs en rente.   Il léguait l'usufruit de ses biens à sa nièce qui mourut en 1885.., Albi, dut demander l'accord du Roi Louis Philippe pour accepter ces legs.

     

     Â la mort de la nièce l'Hôtel fut transformé en musée  bibliothèque ...

     

    Un buste de bronze en hommage à  Henry Passchal Rochegude  fut érigé dans le parc en 1886 enlevées par les Allemands avec deux autres statues Oedipe et Sphinx et Sophocle Dansant  seul le buste de Rochegude fut remplacé.

     

    Le Parc Rochegude de 37 470 m2,  reste un patrimoine inestimable pour la ville d'Albi

     

     

    La bibliothèque municipale de Rochegude depuis 2001 est à une rue delà , en la nouvelle   médiathèque Pierre-Amalric ( ophtalmologiste albigeois passionné de bibliophilie lui aussi) sa collection  Rochegude. forte de  300 000 volumes  de  fonds rares et précieux   qui ont été considérablement enrichis d'ouvrages en occitan, des livres de voyages et de reliures au cours des 19ème et 20ème siècles, concernant l'histoire locale mais également la littérature, la médecine...

     

     

     


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  • Cordes sous la pluie

    Cordes sous la pluie

    Cordes sous la pluie

    Cordes sous la pluie

     

    Cordes sous la pluie

     

    "En ville de Cordes tout était beau, même le regret  "

     

    Albert Camus

     

     

     

    En 1222, quand le comte de Toulouse Ramon VII  décide la création d'un  nouveau castrum  en reconstruction  de la "ville" de Saint-Marcel-Campes,  (dévastée par la croisade des Albigeois )

    La légende dit :

     

    " la truelle du maître bâtisseur s'était envolée chaque fois  de ses mains  pour aller se poser sur cet éperon rocheux ...volonté divine .. la bastide vu le jour là ou la sainte truelle s'obstinait à espérer " ...

     

      à suivre

     Il n'est pas bon parfois  d'oublié son parapluie... 


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    Nicolaï GRESCHNY en l''église Notre Dame d'Alban

    Nicolaï GRESCHNY en l''église Notre Dame d'Alban

    Notre-Dame de l'Assomption ou Nicolaï Greschny à Alban


     


    «L'église d'Alban surprend par son modernisme »


     un joyau expliqué chaque vendredi d'été"  église réhabilitée  après 1945. Le chanoine Roussel est à l'origine de sa nouvelle structure moderne  en coque de navire renversé  grâce aux compétences du maçon Délécouls    ses échafaudages  serviront  Nicolaï Greschny pour la couvrir de fresques byzantiques... Un travail de 10 ans, une véritable oeuvre d'art. 


    «C’est une surprise permanente ...Les couleurs des personnages principaux, leur représentation sans ombres et sans mouvement, car «l’art de l’icône est intemporel et la perspective est inversée »


     ( peintures  interprétant des passages de la Bible, des personnages récitant la prière à la Vierge dans 21 langues et dialectes ornent toute la  voûte )


     


    C'est pendant cette  période que   Nicolaï s’installe, à  la " Maurinie ", près d’Albi et y fonde son atelier d’iconographie


    à suivre

     

    Nicolaï GRESCHNY en l''église Notre Dame d'Alban


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    Nicolaï GRESCHNY


     


    "Sur la palette du peindre s'étalent les fragments de sa vie et la constellation des couleurs  révèle à qui sait le voir les secrets de son âme"  nous dit Vincent Roux...


    :


     


    Nicolaï GRESCHNY   né à Tallin, Estonie en 1912  mort  en 1985 à La Maurinié 81430 MARSAL


    Un peintre au nom à consonance mi-grecque, mi-russe, Greschny, qui a couvert, dans une quasi clandestinité un hectare (10.000 m2) de fresques dans  le Tarn  ?


     


      Nicolaï est enterré. dans "sa" basilique " orthodoxe "., qu' il a construit de ses mains selon les canons classiques et l'a revêtu d'icônes.( pour pouvoir se marier selon le rite byzantin) à la " Maurinie ", au bord d'un méandre du Tarn non loin d'Albi ..


     


    Une extraordinaire vie  : que dire un roman du 20ème siècle .. (à découvrir sur son site ) 


    Ses ancêtres furent condamnés par Ivan IV le terrible, à perpétuité au métier de peintre d'icônes pour avoir opté contre Moscou, en faveur du schisme orthodoxe, dit des " Vieux Croyants ".C'est ainsi qu'après migration d'Ukraine aux pays Baltes, où Nicolas va naître, fils de Pope et de peintre. avec tout le savoir théologique et artistique de la tradition  (une l'héritier d'une lignée ininterrompue de fresquistes,)


    1933 il  fuit devant les nazis à Vienne il peint des icônes qu’il vend pour subvenir à ses besoins,( ce qui est contraire à la tradition sacrée des icônes).... 1938 Venise .. en  mai 1940 :  il est arrêté à Orléan comme apatride - On lui vole son trésor : les " Podlinniks ", c'est à dire la collection familiale de tous les modèles de l'art byzantin (le plus grand regret de sa vie)


     Battu et maltraité, il est envoyé au camp de Saint-Cyprien, il s'en évade  grâce à l’évêque de Perpignan.;... 1942 il arrive à Albi ...


     à suivre ..

     

     les fresques de Nicolaï

     les fresques de Nicolaï

     les fresques de Nicolaï


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