•  

    Saint Antoine l'Abbaye

    Saint Antoine l'Abbaye

    Saint Antoine l'Abbaye

    Saint Antoine l'Abbaye

    Saint Antoine l'Abbaye

    Saint Antoine l'Abbaye

    Saint Antoine l'Abbaye

     

    A une vingtaine de kilomètres au Nord-est de Romans-sur-Isère, au coeur d'un paysage vallonné, l'abbaye de Saint-Antoine veille sur son village. Aux côtés de l'imposant édifice, considéré comme l'une des réalisations gothiques les plus remarquables du Dauphiné, se côtoient les simples maisons en moellons ou à colombages du faubourg, les anciennes échoppes et la halle médiévale du coeur économique du village, les «goulets», ruelles étroites à demi-couvertes permettant de rejoindre le haut du bourg qui, lui, se distingue par ses demeures élégantes, aux façades percées de fenêtres à meneaux...

     

    La cité médiévale de Saint-Antoine l'Abbaye, classé parmi les Plus Beaux Villages de France, est un des joyaux du patrimoine rhônalpin. Le village et les abords de l'abbaye ont été inscrits au titre des Monuments historiques en 1946.

     

     

     

     

    L'abbaye de Saint-Antoine a été l'abbaye-mère de L’ordre hospitalier de Saint-Antoine 1089

     

    « Les Antonins était fondé et calqua ses règles sur celles des Ordres militaires.  Hiérarchisé et centralisé, divisée en circonscriptions, les Bailliers. À l'intérieur de celles-ci, se trouvent des commanderies. Pour se distinguer des autres ordres, les Antonins adoptèrent la marque du Tau, figurant la béquille des malades estropiés par le feu de saint Antoine. Ils portèrent aussi le nom de religieux de Saint-Antoine du T ou Théatins »1.

     

       Avec un développement rapide dans le Dauphiné, dans la France entière puis dans toute l'Europe. Il devient si populaire qu’en 1502, l'empereur d’Allemagne Maximilien Ier lui donna le droit de prendre pour armes l'aigle impérial, avec un écusson d'or sur l'estomac de l'aigle au T d'azur. En 1340, l'ordre compte  640 établissements en Europe épartis le long des routes des pèlerinages  de St Jacques  et  Jérusalem.

     

    Ils ont une  réputation d’excellents médecins, « à partir de l’an 1400, les Antonins pratiquèrent la chirurgie (amputation des membres secs) ».

     

    « Les soins consistaient à fournir  aux malades une nourriture à base de viande et de vin. Les Antonins utilisait des baumes dans la composition desquels entraient des plantes (pavot, verveine, renoncule, gentiane, etc.), Il y avait le saint vinaigre dont on peut penser que l’effet vaso-dilatateur était utile »

     

    . À la fin du  XV °siècle, il gérait encore 370 hôpitaux..  La moindre fréquence des épidémies causa leur régression. Dès le XVIe siècle, l'ergot du seigle est caractérisé comme responsable du feu de Saint-Antoine, les techniques de fabrication du pain s’améliorent, le fléau disparaît.

     

    le 17 décembre 1776, il est uni à l’ordre de St-Jean de Jérusalem  L'ordre des Antonins disparaît complètement d’Europe en 1803. Il continue  à subsister au Liban, où les Antonins maronites possèdent vingt-un monastères ainsi qu’ écoles et séminaires.

     

    En 1826, l'abbaye désertée, fut rachetée par Courveille le fondateur des maristes, pour y établir un  établissement

     

    C’est à cette même  époque que Jean-Claude  Courveille  (Père Colin lui dit : « Croyez-vous que nous ne soyons pas au courant de votre conduite ? ». Courveille se le tint pour dit et se rendit dans la  Loire  chez son oncle maternel) Les Frères quittèrent Saint-Antoine, seules les Sœurs furent autorisées à rester. La municipalité de Saint-Antoine vota 220 francs pour fournir à la Congrégation de Marie des tables avec leurs bancs et une chaire pour le surveillant de la classe, un arrêté préfectoral acceptait de verser un premier secours de 1 600 F à M. le général de la Société des Petits Frères, qui s'était engagé à fournir des maîtres d'école aux communes qui en demanderaient.

     

     

     


    3 commentaires
  •  

    La chapelle de Saint Jean de Fromental

     

     

     

    La chapelle St-Jean de Fromental est située sur le rebord du plateau de Chambaran sur le chemin de Compostelle une variante du GR 65 démarrant de Gillonnay  vers St-Antoine-l'abbaye puis La Roche-de-Glun
    d'où l'on peut soit remonter sur le Puy-en-Velay ou descendre vers Arles…

     

     

     

     

    « St-Jean le Fromental est en fait
    St-Jean-Baptiste
    qui préserve les épis de froment »

     

     

     

     

    La chapelle de Saint Jean de Fromental

    La chapelle de Saint Jean de Fromental

    La chapelle de Saint Jean de Fromental

    La chapelle de Saint Jean de Fromental

    La chapelle de Saint Jean de Fromental

     

    L'église St Jean le Fromental est connue au Xème siècle (964). Elle appartient pendant environ un siècle (1181-1297) aux moines bénédictins de Montmajour à qui Ardenc de Vinay, son propriétaire, en avait fait don. Elle est ensuite cédée aux Antonins qui l'ont sous leur protection pendant environ cinq siècles. Deux ans avant la révolution (1787), elle est rattachée à la cure de St Antoine. Après la révolution, elle est définitivement octroyée à la paroisse de Dionay.

     

    De son origine préromane, il ne reste guère ou plus de traces ; cependant, elle présente des éléments d'architecture, du XIIème siècle, tels que, le portail et la fenêtre du pignon entre autres. Des éléments plus tardifs, (XV-XVIIIème siècles) comme le clocher, la chapelle latérale, les contreforts.

     

    « Deux tilleuls plantés en 1731, viennent s'y ajouter pour lui

     

     donner son aspect actuel »

     

     Classée monument historique en octobre 1910

     

    La cloche qui orne une des deux arcades du clocher, est vraisemblablement une des plus vieille du Dauphiné classée au titre d'objet en février 1913,  elle est encore en état de fonctionnement

     

    Une récente restauration a révélé des peintures murales tout à fait remarquables..Mais la porte était fermée.

     

    Tout proche d'elle, au nord, se trouve une motte castrale (IX-Xème siècle) nommée "le Cul de Perrette".

     

    « Ce tertre était entouré d'un fossé,[], le sommet étant occupé par une forte palissade en bois avec un fortin et sa tour de guet. » (La motte est considérée comme un château fort primitif)

     

      La suite de notre randonnée est à  2.7 km,  Saint Antoine l'Abbaye..

     


    3 commentaires
  •  

    3 chevaux au pré de Cinq sous

    3 chevaux au pré de Cinq sous

    3 chevaux au pré de Cinq sous

    3 chevaux au pré de Cinq sous

     

     

     

    Les Monts du Matin  (1295m) sont les  premiers contreforts du Vercors,   barrière calcaire  qui marque l’entrée des Alpes depuis la vallée du Rhône.

     

    Les habitants de Romans , Valence, Tournon  savent y reconnaitre le Musan, la Momie, et ce pré de Cinq Sous  qui nous sert de baromètre !

     

    (Sur le marché on entend « tu as vu comme on voit bien le prè de cinq sous  il va pleuvoir »)

     

    Oui c’est bien un pré, un triangle très allongé,  au pied du rocher de Chantemerle  au dessus de Beauregard-Baret qui nous semble beaucoup plus visible lorsqu’il va pleuvoir ou lorsqu’il se couvre de neige au premier froid. (Un pré qui a  aussi une douloureuse histoire en 1944, pour les Romanais )

    3 chevaux au pré de Cinq sous

     

     

    Chacun y va de son histoire pour les cinq sous ?  «  C’était  son prix d’achat,  le prix pour le faucher, le prix pour le pâturage etc… » Mais encore  « Vu de la ville il semble si petit qu’il ne peut valoir bien cher ??   5 sous !!»

     

    Aujord’hui c’est une randonnée facile,  Rochefort-Samson,  Saint Genis, le pas de la Pierre 1165m, le Musan 1295, le pas Pourceau, le pré de Cinq Sous 1150m, le Col des Marchands 956m, et Beauregard-Baret,  avec une vue magnifique sur la vallée du Rhône .. Il y a même un chemin carrossable  « on peut s’y rendre en  2 CV  !!! »

     


    2 commentaires
  •  

    Les Salers des monts de Lacaune

    Les Salers des monts de Lacaune

    Les Salers des monts de Lacaune

    Les Salers des monts de Lacaune

    Les Salers des monts de Lacaune 

     

    Hier encore…   Avant le 15 octobre 2018, dans les Monts de Lacaune les vaches Salers étaient en recherche d’ombres et d’herbes vertes sous un soleil aux couleurs d’automnes.

     

    C’est le son de leurs cloches, que j’ai voulu filmer, tout en marchant  à  côté de ces  magnifiques et paisibles  bêtes..

     

    Mais qui viennent de découvrir le loup … !

     

    ( Confirmé par l'expert régional du réseau "loup" de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ONCFS)

    Les Salers des monts de Lacaune


    3 commentaires
  •  

     

     

     

     

    « En 450, le pape attribue les fonctions de métropolitain à l'évêque de Vienne dans les diocèses de Valence, Tarentaise, Genève et Grenoble, tandis que les autres cités de la Viennoise et de la Narbonnaise

     

     restent  du domaine du métropolitain d'Arles. »

     Vion  07610 :

     

     

     Le petit village de Vion  est sur la rive droite du Rhône  (Ardèche, ex Royaume) est à l’origine du Dauphiné  rive gauche !  (Drôme dans l’ex Empire …)

     

    Les seigneurs de Vion au Xe siècle sont à l'origine de la maison d'Albon, ils deviendront Dauphins de Viennois par l'héritage de l'archevêque Brochard de Vienne.

     

    En 1155, Guigues V obtient de Frédéric Barberousse la confirmation de tous les droits et privilèges que lui-même et ses prédécesseurs tenaient de l'Empire.

     

    Guigues IV, comte d’Albon et de Grenoble de 1120 à 1142 est le premier à porter le titre de Dauphin…

     

    HumbertII dernier Dauphin …. 

     

    le 29 mars 1349 HumbertII signe le  traité de Romans. La cession  du Dauphiné au le royaume de France.

     

     Le 16 juillet suivant, le dauphin du Viennois aliène enfin ses droits viagers en faveur de Charles, fils de Jean de Normandie et aîné des petits-fils de Philippe VI, qui est donc le premier à porter le titre de  Dauphin de France.

     

    «  HumbertII cède ses domaines contre 200 000 florins et une rente annuelle de 24 000 livres payable à Pâques ou à la Trinité. »

     

     

    Vion

    Vion

    Vion

    Vion

     

    Humbert II de la Tour-du-Pin, né en 1312, mort le 22 mai 1355 , fut le dernier dauphin de Viennois de 1333 à 1349… Endetté et désespéré à la suite de la mort de son fils unique, le comte du Dauphiné Humbert II décide de vendre ses États au fils du roi de France le futur Jean II le Bon.

     

    (Philippe VI de Valois, roi de Franc,  remet le Dauphiné à son fils  pour s’éviter d'avoir à rendre hommage à l'empereur !)

     


    4 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires